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BERNARD, PIERRE COURTADE
15 mars 1945 - 20 août 2010
Décédé(e) à l'âge de 65 ans 5 mois 4 Jours
SANTENY France



Mon Papa,

Tu viens de t'éloigner, si brusquement, si tôt, bien trop tôt?

Je ne suis encore qu'une petite fille qui a l'image de son papa qui s'est tant occupé d'elle. Depuis ce vendredi 20 août, jour de ta fête, j'ai tant d'images qui reviennent en moi. Je voudrais encore une fois partager avec toi et tous ceux qui sont là pour t'accompagner toutes ces images.

Je me souviens de ces jours où :
- tu m'apprenais à nager à la piscine les dimanches matins
- nous sautions du grand bain main dans la main
- tu nous donnais des objectifs tels que poser son nez au fond de la piscine, traverser la piscine sans sortir la tête de l'eau...

Nous étions deux poissons nés en février et mars et nous aimions l'eau.
Nous avions le même plaisir à voir la mer, l'Océan Atlantique et chaque fois que nous passions à côté d'une mer, quelle qu'elle soit, quel que soit le temps, quel que soit la saison nous enlevions nos chaussures et chaussettes pour courir en riant mettre les pieds dans l'eau.

Je me souviens de tous ces matins où tu partais tôt travailler et où tu rentrais tard. Tu venais toujours m'embrasser quelle que soit l'heure, quel que le jour, quel que soit le travail que tu avais à assumer. Dans mon demi-sommeil je sentais ta moustache me piquer la joue et je me sentais rassurée.

Tu étais derrière tes moustaches épaisses, tes sourcils fournis et ta voix grave plein de tant de douceurs et de petites folies :
- Chaque 14 juillet, nous courrions partout dans la maison pour allumer toutes les lumières sans en oublier une.
- Tu m'apprenais à compter avec un jeu que tu avais inventé en utilisant des coquilles d'escargots vides ; c'était le jeu de l'escargot
- Tu m'enseignais l'anglais dès mes 6 ou 7 ans ainsi que le nom de tous les pays d'Amérique latine. Je te dois autant mon amour des langues étrangères et des voyages que mon accent un peu bizarre en anglais, accent que je n'ai jamais réussi à rectifier même après de nombreux séjours linguistiques puis deux ans passés en Angleterre. Peu importe, c'est un peu de toi qui reste en moi.

Je me souviens de tout ton soutien pour que je réussisse mes études, de tous ces voyages en Angleterre que tu as initiés, de tes encouragements, de ton réconfort lorsque parfois cela devenait un peu plus difficile, de ta compréhension et patience, de tes conseils, de ta fierté lorsque j'ai obtenu mon diplôme d'expertise comptable.

Je me souviens également de tous ces samedis matin où dès 7 heures du matin tu me conduisais à la fac dans Paris pour que je puisse dormir un peu plus, ainsi que de tous ces soirs où tu venais me chercher à Dauphine à 22 heures passées pour que je ne rentre pas seule en RER et m'éviter les mauvaises rencontres.
Tu as fait pour moi des heures de trajet en voiture et j'en garde encore un très bon souvenir.
C'était un moment privilégié où nous pouvions discuter ensemble, en privé, de tant de choses différentes. Pourtant nous étions souvent selon certains « Titi et Gros Minet ». Toujours ensemble, toujours à se chamailler.

Nous étions timides tous les deux et nous n'avons pas toujours eu la communication que j'aurais souhaitée.
Il en est ainsi.
Maintenant tu connais le fond de mon coeur et de mon amour pour toi.
Je me souviens également le jour de mon mariage quand tu m'a conduite à l'autel. Tu avais l'air tellement ému, tu avais tant attendu ce jour là que tu n'y croyais presque plus. Quand Clémence est née, longtemps après, je revois ton émotion où tu osais à peine la toucher.
Tu l'aimais plus que tout et elle aussi était déjà très attachée à toi.

Je me souviens surtout de ce dernier été où nous avons passé ensemble plus de temps que d'habitude, où tu as pu t'occuper de ta petite Clémence, retourner au zoo avec elle, visiter le Pays Basque, aller te baigner sur le bassin d?Arcachon, voir l'Océan Atlantique et les vagues déferler. Cela a été je crois une belle occasion où tu as pu, encore une fois et comme lorsque j'étais petite, te faire ensevelir les pieds dans le sable, où nous avons fêté ensemble la semaine dernière les deux ans de Clémence.
Je suis si heureuse que ce dernier été t'ai été si doux et que tu aies été si bien entouré.

Mon Papa, je t'aime tant et tu me manques déjà tellement. Je sais que tu es là autour de moi, autour de Clémence, autour de maman.
Je te sens, je sens ta présence, je sens ta bienveillance et je sais que tu nous protégeras et veillera sur nous encore plus que jamais de là où tu es.

Je me dois d'être digne de toi, de ne pas trop pleurer, de continuer à vivre, de poursuivre ce que tu as initié. Je sais que c'est ce que tu aurais souhaité : que nous soyons très courageux.
Tu m'avais prévenue et je sais que ce sont des moments difficiles. Je sais ce que tu voudrais « que je serre les poings et ne montre pas mes larmes ».
Pardonne-moi si mes larmes coulent mais je te promets de faire au mieux pour garder ma dignité, pour continuer à vivre à voir toutes ces belles choses autour de moi et que tu aimais tant, pour profiter de la vie car elle est belle, pour transmettre aux autres tout ce que tu m'as donné, tout ce que tu m'as appris.

L'héritage de ta joie de vivre et de tes enseignements ne m'appartiennent pas. Je n'en suis que dépositaire et j'ai la mission de les transmettre ainsi que tu l'aurais souhaité.
Sache que je ne pourrai penser qu'à toi lorsque je verrai des chats, des écureuils, des hortensias, des lauriers roses, lorsque la mer est au loin, lorsque le soleil se couche sur les pins.

Papa je ne pourrai jamais t'aimer au passé.
Je suis aujourd'hui riche de tout ce que tu m'as si généreusement donné et qui vis en moi.

Mon Papa à moi, je t'aime.
Sache que nous t'aimons tous et je voudrais que tu t'en ailles dans la sérénité.
Sache que je prierai Dieu pour qu'il t'accueille, te protège ainsi que tu le mérites et que tu sois en paix auprès de mamie et de tous ceux qui nous ont déjà quitté.

 
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