Martine Baujoud 1949 - 1990

Photo du défunt
Martine Baujoud ♀️
Né(e) le :
dimanche 13 février 1949
Décédé(e) le :
vendredi 27 juillet 1990
Ville nais. :
Menton
Dép. nais. :
Alpes-Maritimes
Pays nais. :
France
Ville décès :
Montpellier
Dép. de décès :
Hérault
Pays de décès :
France
zodiaque :
Lion
Age :
41 ans, 5 mois, 14 jours
Né(e) il y a :
77 ans, 27 jours
Décédé depuis :
35 ans, 7 mois, 13 jours

Martine Braujou, connue sous le nom de scène Martine Baujoud, est née le 13 février 1943 à Menton, dans les Alpes-Maritimes. Bien que certaines sources mentionnent parfois 1949, les registres biographiques les plus précis confirment sa naissance au début des années 40. Elle passe son adolescence sous le soleil de la Riviera avant de décider, sur un coup de tête, de tenter sa chance à Paris pour faire carrière dans la chanson.

Arrivée dans la capitale, elle participe au célèbre télé-crochet "Le Jeu de la Chance" dans l'émission Télé Dimanche. Elle remporte la compétition deux semaines consécutives, ce qui attire immédiatement l'attention des professionnels du disque. Elle intègre alors l'écurie de Johnny Stark, le redoutable imprésario de Mireille Mathieu, qui lui impose une discipline de fer et un contrat de célibat strict pour façonner son image de jeune vedette.

Sa carrière décolle véritablement en 1967 avec son premier disque incluant la chanson "Hé M'man". Dotée d'une voix expressive et d'une grande sensibilité, elle devient l'une des rares interprètes, avec Juliette Gréco, à recevoir une chanson écrite spécialement pour elle par Jacques Brel. Ce geste du grand Jacques témoigne du talent exceptionnel que les professionnels de l'époque voyaient en elle.

En 1969, elle collabore avec le compositeur Francis Lai pour la bande originale du film de Claude Lelouch, "Un homme qui me plaît", où elle interprète la chanson-titre. C'est durant cette période faste qu'elle rencontre Henri Daguerre, le bassiste d'Enrico Macias. De leur union naîtra un fils, Yannick Daguerre, bien que les exigences de son manager Johnny Stark aient rendu sa vie personnelle complexe à gérer face à sa carrière.

La discographie de Martine Baujoud s'enrichit de titres marquants comme "Un dimanche après la fin du monde", "Dalila" ou encore "Ma cour des miracles". Malgré une présence régulière à la télévision et un accueil critique favorable, elle ne parvient pas à atteindre le statut de superstar internationale. Elle continue néanmoins de chanter tout au long des années 70, explorant des sonorités allant de la variété classique à des textes plus profonds.

Dans les années 80, on la retrouve ponctuellement sur les plateaux de Pascal Sevran. Bien que sa santé commence à décliner et que sa voix se fasse parfois plus fragile, elle conserve cette élégance et cette émotion qui la caractérisaient. Elle reste dans le cœur des amateurs de chanson française comme une artiste authentique, loin des artifices commerciaux de l'époque.

Martine Baujoud s'éteint prématurément le 27 juillet 1990 à Montpellier, à l'âge de 47 ans. Sa disparition marque la fin d'une trajectoire artistique intense mais trop courte, laissant derrière elle une œuvre qui continue d'être redécouverte par les collectionneurs de vinyles et les passionnés de voix rares.

Elle repose aujourd'hui au cimetière du Trabuquet à Menton, sa ville de cœur, où elle a été inhumée. Sa sépulture se trouve dans cette ville qui l'a vue grandir et qu'elle avait quittée autrefois pour conquérir Paris, bouclant ainsi le cycle d'une vie dédiée à la musique.