Bernard Blier 1916 - 1989

Photo du défunt
Bernard Blier ♂️
Né(e) le :
mardi 11 janvier 1916
Décédé(e) le :
mercredi 29 mars 1989
Ville nais. :
Buenos Aires
Pays nais. :
Argentine
Ville décès :
Saint-Cloud
Dép. de décès :
Hauts-de-Seine
Pays de décès :
France
zodiaque :
Bélier
Age :
73 ans, 2 mois, 18 jours
Né(e) il y a :
110 ans, 10 jours
Décédé depuis :
36 ans, 9 mois, 23 jours

Bernard Blier, né le 11 janvier 1916 à Buenos Aires, en Argentine, et décédé le 29 mars 1989 à Saint-Cloud, en France, était un acteur français. Du fait de sa naissance, il possédait également la nationalité argentine. Il a marqué le cinéma français sur près de cinquante ans avec une filmographie riche de près de deux cents films.

Sa passion pour le jeu d'acteur se manifeste très tôt. Son père, Jules Blier, biologiste à l'Institut Pasteur, est en mission en Argentine lors de sa naissance. De retour en France, le jeune Bernard entame une scolarité peu enthousiasmante au lycée Condorcet à Paris. Cependant, il développe une passion pour l'italien, langue qui lui sera utile plus tard dans sa carrière, notamment grâce à ses nombreuses participations à des films italiens.

Il s'inscrit au Conservatoire de Paris, intégrant la classe du célèbre Louis Jouvet, mais seulement après trois échecs, n'étant finalement reçu qu'en 1937. Durant cette période de formation, il noue des amitiés solides avec François Périer et Gérard Oury. En 1939, il échoue au concours de sortie du Conservatoire, le jury ne lui décernant pas de prix.

Ses débuts au cinéma se font sentir à la fin des années 1930. Il fait une apparition dans le film culte Hôtel du Nord (1938) de Marcel Carné, et rencontre Jean Gabin, qui deviendra son ami, sur le tournage du Jour se lève (1939). Ces premiers rôles lancent une carrière prolifique où il enchaîne les films.

La Seconde Guerre mondiale interrompt sa trajectoire : mobilisé comme deuxième classe, il est fait prisonnier et interné dans le Stalag XVII-A en Autriche. Sa notoriété lui est cependant utile puisqu'une fois libéré, le fait d'être reconnu par les soldats aux barrages facilitera son retour en France, alors encore occupée.

Dans la seconde moitié de sa carrière, Bernard Blier s'illustre particulièrement dans des rôles dialogués par Michel Audiard. Il impose sa « gueule » et son style unique, notamment dans des films cultes tels que Les Tontons flingueurs (1963), où il joue Raoul Volfoni, ou Le cave se rebiffe (1961), où il incarne Charles Lepicard.

Il travaillera à plusieurs reprises sous la direction de son fils, le réalisateur et scénariste Bertrand Blier, notamment dans Si j'étais un espion (1967), Calmos (1976), et surtout dans le film d'humour noir Buffet froid (1979), où il donne une performance mémorable.

En 1985, un cancer de la prostate lui est diagnostiqué, mais ses proches choisissent de ne pas lui révéler la vérité. Il continue d'enchaîner les tournages jusqu'à la fin. Le cinéma français lui rendra hommage en lui décernant un César d'honneur en 1989, quelques semaines avant sa disparition.

Bernard Blier a fait don de son corps à la science. De ce fait, il n'a pas de sépulture individuelle. Cependant, le cimetière parisien de Thiais possède un monument commémoratif dédié à toutes les personnes ayant fait ce choix. Ses obsèques se sont déroulées à l'église Saint-Roch à Paris.