Maurice Pialat 1925 - 2003

Photo du défunt
Maurice Pialat ♂️
Né(e) le :
lundi 31 août 1925
Décédé(e) le :
samedi 11 janvier 2003
Ville nais. :
Cunlhat
Dép. nais. :
Puy-de-Dôme
Pays nais. :
France
Ville décès :
6e arrondissement
Dép. de décès :
Paris
Pays de décès :
France
zodiaque :
Capricorne
Age :
77 ans, 4 mois, 11 jours
Né(e) il y a :
100 ans, 4 mois, 21 jours
Décédé depuis :
23 ans, 10 jours

Maurice Roland Pialat, cinéaste français, est né le 31 août 1925 à Cunlhat, dans le Puy-de-Dôme, en France. Il est décédé le 11 janvier 2003, à l'âge de 77 ans, dans le 6e arrondissement de Paris.

Il fut d'abord attiré par les arts et a suivi des études à l'École des Arts appliqués, avant de se tourner vers le cinéma. Il ambitionnait en effet de devenir peintre, mais, frustré par son manque de succès dans ce domaine, il s'est progressivement orienté vers le septième art, un parcours qu'il commence tardivement.

Ses débuts dans le cinéma sont marqués par des courts métrages. En 1960, il réalise le court métrage documentaire L'amour existe, primé au festival de Venise et obtenant le prix Louis-Delluc. Ce succès lui ouvre des portes et, l'année suivante, il met en scène un deuxième court métrage, Janine, cette fois de fiction.

Il lui faudra attendre 1968 pour réaliser son premier long métrage, L'Enfance nue, qui sort sur les écrans en janvier 1969. Ce film bouleversant, traitant de l'histoire d'un enfant placé par l'Assistance publique, est acclamé par les critiques et reçoit le prix Jean-Vigo.

Bien qu'il ait commencé à réaliser à la fin des années 50, il est resté en marge de la Nouvelle Vague, ayant peu de considération pour le cinéma de ce mouvement, à l'exception de celui de Jean-Luc Godard et de quelques autres. Son cinéma est souvent qualifié de sans concession, marqué par un réalisme cru et une mise en scène viscérale.

Il est considéré comme un héritier de Jean Renoir, mais aussi de réalisateurs internationaux comme Roberto Rossellini ou Akira Kurosawa, partageant avec eux l'amour de la peinture et du dessin. Son approche réaliste et parfois mystique de ses œuvres le rend inclassable, anticonformiste et exigeant.

Au cours de sa carrière, il a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Louis-Delluc et le César du meilleur film pour À nos amours (1983). Le point culminant de sa reconnaissance critique fut la Palme d'or au festival de Cannes pour Sous le soleil de Satan en 1987.

Dans ses tournages, il tissait des liens très forts avec ses acteurs, qu'ils soient célèbres (comme Gérard Depardieu ou Sophie Marceau) ou de parfaits débutants. Sa direction d'acteurs était souvent décrite comme intense, cherchant le ton juste, la fraîcheur et la spontanéité, quitte à pousser ses équipes à bout. Son dernier film, Le Garçu (1995), plus introspectif, abordait les thèmes de la paternité et de l'angoisse du vieillissement.

Maurice Roland Pialat est inhumé au Cimetière du Montparnasse à Paris, où sa tombe est située dans la division 9.