Blaise Cendrars 1887 - 1961

Photo du défunt
Blaise Cendrars ♂️
Né(e) le :
jeudi 1 septembre 1887
Décédé(e) le :
samedi 21 janvier 1961
Ville nais. :
La Chaux-de-Fonds
Pays nais. :
Suisse
Ville décès :
Paris
Pays de décès :
France
zodiaque :
Verseau
Age :
73 ans, 4 mois, 20 jours
Né(e) il y a :
138 ans, 5 mois, 13 jours
Décédé depuis :
65 ans, 24 jours

Frédéric-Louis Sauser, mondialement connu sous le pseudonyme de Blaise Cendrars, naît le 1er septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse. Issu d’une famille bourgeoise mais instable, il manifeste très tôt un tempérament rebelle et une soif d’évasion qui le poussent à fuir le cadre scolaire et familial. Cette instabilité originelle devient le moteur de sa vie et de son œuvre, faisant de lui l'archétype du poète aventurier.

À l'âge de seize ans, il quitte la Suisse pour la Russie, un voyage qui marquera profondément son imaginaire. Durant ce séjour à Saint-Pétersbourg, il découvre la puissance de l'écriture et l'immensité du monde. C'est à cette époque qu'il commence à forger son identité littéraire, se nourrissant des paysages traversés et des rencontres fortuites dans les trains transsibériens.

En 1912, il s'installe à New York où il écrit son premier chef-d’œuvre, Les Pâques à New York. C’est à ce moment qu'il adopte définitivement le nom de Blaise Cendrars, un patronyme symbolique évoquant la braise et les cendres, signifiant sa renaissance par le feu de la création. Son style, haché et moderne, rompt avec les conventions poétiques de l'époque.

De retour en Europe, il publie en 1913 La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, un livre-objet révolutionnaire illustré par Sonia Delaunay. Ce poème synchrone impose Cendrars comme une figure majeure de l'avant-garde parisienne. Ami des peintres et des poètes comme Apollinaire ou Modigliani, il participe activement à l'effervescence artistique de Montparnasse.

L'éclatement de la Première Guerre mondiale interrompt brutalement sa carrière littéraire. Bien que ressortissant suisse, il s'engage comme volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie de cœur, la France. En septembre 1915, lors de la bataille de Champagne, il est grièvement blessé et doit être amputé du bras droit. Cette perte physique majeure le contraint à réapprendre à écrire de la main gauche, une épreuve qui transforme radicalement sa perception de l'existence.

Durant l'entre-deux-guerres, Cendrars multiplie les expériences : il se lance dans le cinéma aux côtés d'Abel Gance, voyage longuement au Brésil et se consacre au reportage. Il délaisse la poésie pour le roman et la chronique, publiant des ouvrages marquants comme L'Or ou Moravagine. Sa plume devient plus dense, explorant les thèmes de l'action, de la machine et de la modernité triomphante.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se retire à Aix-en-Provence, gardant un silence quasi total face à l'Occupation. Il ne reprend la plume qu'en 1945 pour entamer son cycle de mémoires, dont le célèbre L'Homme foudroyé. Dans ces récits autobiographiques où la fiction se mêle à la réalité, il revisite son passé et ses légendes, affirmant son statut d'écrivain de la "main gauche".

Blaise Cendrars s'éteint à Paris le 21 janvier 1961, peu après avoir reçu le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris. Initialement enterré au cimetière des Batignolles à Paris, son corps est transféré en 1994, selon ses volontés, dans le petit cimetière du Tremblay-sur-Mauldre, dans les Yvelines, où il repose désormais en toute simplicité.