Achille Mir est le nom de plume et d'usage de l'écrivain et poète de langue occitane. Il est né le 30 novembre 1822 à Escales (Aude) et est décédé le 10 août 1901 à Carcassonne (Aude). Il est une figure majeure de la renaissance littéraire occitane, ayant été un membre important du Félibrige, un mouvement de promotion de la langue et de la culture d'Oc.
Achille Mir, aussi appelé Aquiles Mir ou Achilo Mir dans le contexte occitan, a été l'un des fondateurs de l'École Audenco du Félibrige dans l'Aude. Il a été élevé à la dignité de Majoral du Félibrige en 1876, ce qui témoigne de sa reconnaissance et de son engagement au sein de ce mouvement pour la défense et l'illustration de la langue occitane. Son œuvre, riche en poésie, contes et narrations, est empreinte d'une forte couleur locale et d'une verve populaire.
Son parcours professionnel est également notable. Il a exercé la profession de maître d'école avant de devenir administrateur à la Manufacture de draps de la Trivalle à Carcassonne. Cette double casquette, à la fois homme de lettres et homme d'administration, lui confère un profil singulier dans le paysage littéraire de son époque. Il quitte ses fonctions à la manufacture seulement deux ans avant sa mort, en 1899.
Parmi ses œuvres les plus célèbres, on trouve des poèmes et des contes qui ont marqué la littérature occitane, notamment par leur vivacité et leur humour. Il est particulièrement connu pour son conte intitulé Lou Sermoun del curat de Cucugnan (Le Sermon du curé de Cucugnan), publié en 1884, qui est devenu une référence dans la littérature régionale. Il a également publié des recueils tels que Lou Paychérou en 1873 et Bouquetou en 1882.
Son engagement pour la culture occitane s'est manifesté par sa participation active à diverses institutions culturelles. Il a présidé la Société de lecture en 1885, dirigé la Revue de l'Aude en 1886, et a été à la tête de l'Escolo audenco en 1892. Son influence était largement reconnue et il fut célébré publiquement par d'autres grandes figures de l'époque comme Frédéric Mistral.
Les dernières années de sa vie, Achille Mir les passe à Carcassonne, où il est entouré de ses proches, notamment son épouse Joséphine Négre et sa fille Amélie. C'est dans cette ville qu'il s'éteint en 1901. Sa disparition fut un moment important pour la communauté occitaniste, marquant la fin d'une période prolifique de la renaissance languedocienne.
Il est inhumé au cimetière Saint-Michel de Carcassonne. Sa tombe y est toujours visible, rappelant l'attachement de l'écrivain à sa terre audoise, un lieu qui a inspiré une grande partie de son œuvre. Un monument à son effigie a été érigé en son honneur, même si le buste en bronze original fut malheureusement fondu pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sa mémoire est perpétuée à Carcassonne, notamment par une rue qui porte son nom. L'héritage d'Achille Mir réside dans son rôle essentiel pour la préservation et la diffusion de la langue et des traditions populaires occitanes, faisant de lui un auteur populaire et respecté, dont l'œuvre continue d'être étudiée et appréciée.