Henriette Jelinek est née en 1923 dans les Landes, France. Après des études en psychologie et en psychopédagogie, elle commence sa carrière comme enseignante, notamment de mathématiques auprès d’élèves récalcitrants, avant de se consacrer à l’écriture. Elle fait ses débuts littéraires aux alentours des années 1960.
Son premier roman, "La Vache multicolore", publié en 1961, est repéré par Raymond Queneau et marqué par un style vif, très dialogué, explorant la maladresse des communications humaines. Au fil des années, elle publie une quinzaine de romans, dont "La Marche du fou" et "La Vie de famille", toujours chez des maisons prestigieuses.
Son œuvre se distingue par une tonalité mêlant humour et férocité intime, interrogeant les liens familiaux, la difficulté d’être compris, la solitude dans la banalité. Elle refuse les grandes envolées lyriques pour privilégier une voix sobre et directe, qui touche par sa sincérité.
En 2005, elle reçoit le Grand Prix du Roman de l’Académie Française pour son roman "Le Destin de Iouri Voronine", récompensant une œuvre mûre, réfléchie, qui interroge l’exil et les relations père-fils dans un cadre contemporain.
Henriette Jelinek décède le 3 novembre 2007 à Paris, à l’âge de 84 ans. Toutefois, le lieu exact de son inhumation — cimetière ou tombe familiale — n’est pas indiqué dans les sources accessibles.
Son héritage est celui d’une voix discrète mais forte, qui a su faire entendre la fragilité et la complexité de l’existence ordinaire avec justesse. Ses livres continuent d’être lus, étudiés, appréciés pour leur humanité et leur style.
Elle reste une figure importante de la littérature française de la seconde moitié du XXᵉ siècle, dont l’engagement pour le récit intime et familier a ouvert des pistes pour d’autres auteurs.
Si vous le souhaitez, je peux tenter de retrouver des archives locales pour voir si l’emplacement de sa sépulture a été mentionné dans la presse d’époque.