Maurane 1960 - 2018

Photo du défunt
Maurane ♀️
Né(e) le :
samedi 12 novembre 1960
Décédé(e) le :
lundi 7 mai 2018
Ville nais. :
Ixelles
Dép. nais. :
Bruxelles
Pays nais. :
Belgique
Ville décès :
Schaerbeek
Dép. de décès :
Bruxelles
Pays de décès :
Belgique
zodiaque :
scorpion
Age :
57 ans, 5 mois, 25 jours
Né(e) il y a :
65 ans, 5 mois, 25 jours
Décédé depuis :
8 ans

Claudine Luypaerts est née dans une famille profondément imprégnée par la musique : son père, Guy-Philippe Luypaerts, était compositeur et directeur de l’Académie de musique de Verviers, et sa mère, Jeannie Patureaux, enseignait le piano. Dès son plus jeune âge, elle s’initie au violon puis au chant et au piano de manière autodidacte, choisissant finalement la guitare comme instrument d’accompagnement.
Sa jeunesse est marquée par une exigence artistique forte, mais aussi par une certaine rébellion vis-à-vis de la scolarité classique, ce qui donne à sa trajectoire un caractère non conventionnel.

Elle débute sa carrière musicale à la fin des années 1970, notamment avec sa participation à la comédie musicale « Jacques Brel en mille temps » en 1979, où elle se produit aux côtés d’artistes belges. Elle est alors repérée par le producteur français Pierre Barouh, ce qui lui permet de sortir ses premiers enregistrements sous le nom de scène « Claude Maurane ». Ces débuts sont modestes, faits d’engagements dans des cafés-théâtres ou des scènes de rue, mais témoignent déjà de sa détermination.

Le tournant viendra au milieu des années 1980 : en 1988, elle obtient le rôle de Marie-Jeanne dans la seconde version de l’opéra-rock Starmania, dirigée par Michel Berger. Ce rôle lui donne une visibilité nouvelle et marque son passage à un public plus large. Dans la foulée, elle enregistre un album qui la révèle véritablement avec des titres phares comme « Toutes les mamas » ou « Sur un prélude de Bach ». Elle s’impose alors comme une voix singulière dans le paysage francophone.

Au fil des années 1990 et 2000, Maurane diversifie son travail : albums studios, duos, concerts, mais aussi moments de retrait. Elle devient notamment mère d’une fille, Lou, et choisit un temps de se mettre en retrait pour se recentrer. L’artiste s’engage également dans des causes humanitaires et sociales, apportant sa voix à des événements tels que les prestations au profit des Restos du cœur. Parallèlement, elle reste une figure régulière de la scène francophone, collaborant avec de nombreux artistes reconnus.

Sur le plan artistique, son style mêle variétés francophones, jazz, blues et ballades : sa voix chaude, possédant une couleur « velours », lui vaut d’être qualifiée de « voix d’or » de la chanson francophone. Tout en restant discrète médiatiquement, elle privilégie l’authenticité et la sincérité, ce qui lui assure une fidélité d’audience et le respect du milieu musical. Elle sait aussi explorer des registres plus personnels, abordant des thèmes comme la fragilité, le poids de la célébrité ou les épreuves personnelles.

Elle traverse aussi des moments difficiles : problèmes vocaux, périodes de doute, mais toujours un désir de revenir sur scène. En 2014-2016, une pause s’impose à cause de cordes vocales fragilisées, mais elle revient, prête à créer à nouveau. Le retour est effectif début mai 2018 lors d’un concert à Bruxelles, ce qui a été perçu comme un signe fort de résilience.

Le 7 mai 2018, Maurane est retrouvée morte à son domicile de Schaerbeek à l’âge de 57 ans. Les funérailles sont célébrées le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles), puis elle est inhumée au cimetière d’Cimetière d’Auderghem dans la commune bruxelloise d’Auderghem. Sa disparition provoque une grande émotion dans le monde musical et au-delà.
Son héritage artistique demeure : une discographie riche, des concerts marquants, une voix qui continue de traverser les générations.