Jean Guidoni 1951 - 2025

Photo du défunt
Jean Guidoni ♂️
Né(e) le :
jeudi 3 mai 1951
Décédé(e) le :
vendredi 21 novembre 2025
Ville nais. :
Toulon
Dép. nais. :
Var
Pays nais. :
France
Ville décès :
Bordeaux
Dép. de décès :
Gironde
Pays de décès :
France
zodiaque :
taureau
Age :
74 ans, 6 mois, 18 jours
Né(e) il y a :
75 ans
Décédé depuis :
5 mois, 12 jours

Jean Guidoni est né le 3 mai 1951 à Toulon, dans le Var. Il a gardé son nom de naissance, Jean Guidoni, pour sa carrière artistique. Son père était navigateur. Il passe son enfance et une partie de sa jeunesse dans le Sud de la France, une région qui a marqué ses débuts. C'est un artiste qui a toujours cultivé une image singulière et sombre, se démarquant dans le paysage de la chanson française.

Au début de sa vie professionnelle, il ne se destine pas immédiatement à la scène. Il travaille notamment dans la coiffure à Marseille à partir de 1967. Cette période fut brève, car il s'installe à Paris en février 1971, fuyant le milieu marseillais et cherchant à s'exprimer artistiquement. Il fait ses premières expériences scéniques à Toulon lors d'un hommage.

Ses débuts dans la chanson se concrétisent dans les années 70. Il sort son premier 45 tours, « La Leçon d'Amour », en 1975. Un moment important est sa rencontre avec Marcel Rothel, directeur artistique chez les éditions de Michel Legrand, qui devient un ami et un confident. Il tente l'Eurovision avec le titre « Marie Valentine » mais ne parvient pas à se qualifier.

Son premier album sort en 1977. Il y inclut « Le Têtard », une chanson dont le texte est écrit par l'écrivain Jacques Lanzmann. L'année suivante, il continue d'affiner son style, collaborant avec des auteurs et compositeurs tels que Didier Barbelivien, Jean Musy, et Jean-Pierre Lang. Ces collaborations l'aident à trouver une identité musicale plus affirmée.

Une rencontre décisive a lieu avec le cinéaste Pierre Philippe, qui devient son parolier attitré pendant plusieurs années. Pierre Philippe lui écrit des chansons marquantes et l'aide à révéler sa véritable personnalité artistique. En 1980, Guidoni présente un nouveau visage, plus vulnérable et angoissé, qu'il exprime pleinement sur scène, abordant des thèmes comme la solitude et l'homosexualité.

C'est une période de grande créativité. Il sort l'album « Crime passionnel », un opéra composé par Astor Piazzolla à la même époque. Il enchaîne avec d'autres albums remarqués comme « Le rouge et le rose » en 1983 et l'album « Putain... » en 1985, qui fit l'objet d'une polémique en raison de son titre et de ses thèmes provocateurs.

Il prend ses distances avec Pierre Philippe en 1987 et sort « Tigre de porcelaine », un album co-signé avec Michel Cywie et Pascal Auriat. Cependant, la fin des années 80 est plus difficile pour l'artiste. Épuisé par de longues tournées et affecté par le décès de Pascal Auriat, il traverse une période de dépression.

Guidoni revient en 1990 avec l'album « Aux tourniquets des grands cafés », arrangé et composé par Bernard Estardy et le chanteur Jairo. En 1992, il sort « Cas particulier », dont le spectacle se faisait remarquer par une affiche inspirée d'un tableau de Magritte. En 1995, il retrouve Michel Legrand pour collaborer sur l'album « Vertigo ».

Jean Guidoni meurt le 21 novembre 2025 à Bordeaux, à l'âge de 74 ans, « des suites d'une maladie fulgurante