Barbara Ann Scott 1928 - 2012

Photo du défunt
Barbara Ann Scott ♀️
Né(e) le :
mercredi 9 mai 1928
Décédé(e) le :
dimanche 30 septembre 2012
Ville nais. :
Ottawa
Dép. nais. :
Ontario
Pays nais. :
Canada
Ville décès :
Fernandina Beach
Dép. de décès :
Floride
Pays de décès :
États-Unis
zodiaque :
taureau
Age :
84 ans, 4 mois, 21 jours
Né(e) il y a :
98 ans
Décédé depuis :
13 ans, 7 mois, 9 jours

Barbara Ann Scott King, de son nom de naissance complet Barbara Ann Scott, demeure l'une des figures les plus emblématiques du patinage artistique mondial. Née le 9 avril 1928 à Ottawa, en Ontario, elle a manifesté un talent précoce pour la glace dès son plus jeune âge. Surnommée la « poupée du Canada », elle a captivé le public non seulement par sa technique irréprochable, mais aussi par une grâce naturelle qui semblait transformer chaque prestation en une œuvre d'art vivante.

Sa progression au sein du milieu sportif canadien a été fulgurante, l'amenant rapidement à dominer les compétitions nationales avant de s'attaquer à la scène internationale. Elle s'entraînait avec une discipline de fer au Minto Skating Club, peaufinant ses figures imposées qui, à l'époque, constituaient une part cruciale et complexe du pointage total. Sa détermination lui a permis de gravir les échelons alors que le monde sortait tout juste des turbulences de la Seconde Guerre mondiale.

L'apogée de sa carrière amateur survient à la fin des années 1940, période durant laquelle elle réalise un triplé historique. Elle devient la première Nord-Américaine à remporter les titres de championne d'Europe et du monde, un exploit qu'elle réitère en 1947 et 1948. Sa victoire aux Championnats d'Europe est restée célèbre, car elle était alors autorisée aux patineurs non européens, une règle qui changea peu après son passage tant sa domination était flagrante.

En 1948, lors des Jeux Olympiques d'hiver de Saint-Moritz, en Suisse, elle entre définitivement dans la légende en décrochant la médaille d'or. Elle devient ainsi la première, et à ce jour la seule Canadienne, à remporter le titre olympique en patinage artistique individuel féminin. Ce triomphe a déclenché une vague de fierté nationale sans précédent au Canada, faisant d'elle une véritable héroïne populaire dont l'image ornait les journaux et les produits de consommation.

À son retour au pays, la ville d'Ottawa lui a offert une voiture décapotable jaune en signe de reconnaissance, un cadeau qu'elle a initialement dû refuser pour conserver son statut d'amateur avant de finalement l'accepter après avoir pris la décision de devenir professionnelle. Elle a ensuite rejoint la revue sur glace « Hollywood Ice Revues », voyageant à travers l'Amérique du Nord pour présenter son talent à des milliers de spectateurs et inspirer une nouvelle génération de patineurs.

Au-delà de ses patins, elle était reconnue pour sa grande humilité et son engagement communautaire. Elle a épousé l'homme d'affaires Thomas King en 1955 et s'est installée aux États-Unis, à Chicago, où elle a mené une vie active et respectée. Malgré son éloignement géographique, elle est restée très proche de son pays d'origine, agissant comme chancelière de l'Ordre du Canada et portant même le flambeau olympique lors des relais pour les Jeux de Calgary en 1988 et de Vancouver en 2010.

Barbara Ann Scott s'est éteinte le 30 septembre 2012, à l'âge de 84 ans, dans sa résidence d'Amelia Island, en Floride. Sa disparition a marqué la fin d'une époque pour le sport canadien, mais son héritage perdure à travers les nombreuses distinctions qu'elle a reçues, dont son intronisation au Temple de la renommée des sports du Canada et au Panthéon de l'Olympisme. Elle est souvent citée comme le modèle d'excellence qui a ouvert la voie aux succès futurs des athlètes canadiens sur la scène internationale.

Ses restes ont été transportés vers sa ville natale pour un dernier hommage. Elle est inhumée au Cimetière Beechwood, situé à Ottawa, en Ontario. Ce lieu, qui est également le cimetière national du Canada, abrite sa sépulture au sein d'un espace paisible, permettant aux admirateurs de se souvenir de celle qui fut, et restera, la première grande reine des neiges du Canada.