Pierre de Frédy, Baron de Coubertin, est né à Paris le 1er janvier 1863. Issu de la noblesse française, il a grandi dans un milieu cultivé et a reçu une éducation complète, bien qu'il ait rapidement manifesté un intérêt pour la réforme pédagogique.
Il fut profondément marqué par les méthodes éducatives britanniques, notamment l'importance accordée au sport dans la formation du caractère et de l'esprit, qu'il découvrit lors de voyages en Angleterre. Il voyait dans l'exercice physique un moyen d'améliorer l'éducation française qu'il jugeait trop axée sur le seul développement intellectuel.
Son idée la plus marquante fut la rénovation des Jeux Olympiques antiques. Il était convaincu que le sport, au-delà de la compétition, pouvait servir de vecteur de paix et d'entente internationale, liant la culture et l'éducation dans une philosophie qu'il nomma l'Olympisme.
Il présenta son projet pour la première fois en 1892 à la Sorbonne, et deux ans plus tard, en juin 1894, le Congrès International de Paris décida de rétablir les Jeux Olympiques, créant par la même occasion le Comité International Olympique (CIO).
Les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne se tinrent à Athènes en 1896. Cet événement marqua le début de la réalisation de son rêve, bien qu'il ait rencontré de nombreuses difficultés et résistances au cours des premières décennies des Jeux.
Pierre de Coubertin fut le deuxième président du CIO, de 1896 à 1925, une période durant laquelle il œuvra sans relâche pour l'établissement et la pérennisation des Jeux. Il fut l'auteur de la devise olympique Citius, Altius, Fortius (« Plus vite, plus haut, plus fort »).
Il passa les dernières années de sa vie en Suisse. Il se retira progressivement de la vie publique tout en continuant à défendre la philosophie de l'Olympisme. Son engagement total pour cette cause a parfois éclipsé d'autres aspects de sa vie et de son œuvre.
Pierre de Frédy, Baron de Coubertin, est décédé à Genève, en Suisse, le 2 septembre 1937. Il est inhumé au Cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne, en Suisse. Conformément à ses dernières volontés, son cœur fut prélevé et transporté séparément pour être scellé dans une stèle de marbre blanc à Olympie, en Grèce, le lieu de naissance des Jeux antiques.