Charles Bronson, de son vrai nom Charles Dennis Buchinsky, est né le 3 novembre 1921 à Ehrenfeld, en Pennsylvanie, dans une famille d’immigrés lituaniens très modeste. Son père, mineur de charbon, décède alors qu’il est encore enfant, obligeant le jeune Charles à travailler très tôt pour aider les siens. Issu d’une fratrie nombreuse, il connaît une jeunesse rude, marquée par la pauvreté et les dures conditions de vie des régions minières américaines.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée de l’air des États-Unis et sert comme mitrailleur à bord d’un bombardier. Il effectue plusieurs missions en Europe et reçoit la Purple Heart après avoir été blessé au combat. Cette expérience militaire forge son caractère, sa discipline et son sens du devoir, des traits qui marqueront plus tard ses rôles à l’écran.
Après la guerre, il suit des cours d’art dramatique à Philadelphie puis à New York, où il rencontre d’autres jeunes comédiens. C’est à cette époque qu’il décide d’adopter le nom de scène Charles Bronson, plus simple à prononcer que son véritable patronyme d’origine lituanienne. Son regard perçant, son visage dur et sa voix grave lui ouvrent la voie vers des rôles de soldats, de hors-la-loi ou de justiciers.
Il débute au cinéma dans les années 1950 avec des apparitions dans des films de guerre et des westerns. On le remarque dans Vera Cruz puis Les Sept Mercenaires, où son rôle de tireur taciturne assoit son image d’homme d’action. Dans les années 1960, il s’impose à Hollywood mais aussi en Europe, notamment en Italie et en France, où il tourne avec Sergio Leone dans Il était une fois dans l’Ouest, chef-d’œuvre du western spaghetti.
Sa carrière atteint son apogée dans les années 1970 avec le film Un justicier dans la ville (Death Wish), où il incarne Paul Kersey, un architecte devenu justicier après le meurtre de sa famille. Ce rôle iconique le propulse au rang de star mondiale et fait de lui un symbole du cinéma de vengeance et de justice personnelle. Il enchaîne ensuite les suites du film ainsi que de nombreux thrillers et polars.
Charles Bronson reste fidèle à un style sobre et intense. Peu bavard à l’écran comme dans la vie, il privilégie l’expression par le regard et la présence physique. Malgré son image de dur à cuire, ses proches décrivent un homme discret, généreux et profondément attaché à sa famille, notamment à son épouse Jill Ireland, avec qui il forma un couple mythique d’Hollywood jusqu’à la mort de celle-ci en 1990.
À la fin de sa carrière, Bronson se fait plus rare, apparaissant encore dans quelques films et téléfilms jusqu’à sa retraite au milieu des années 1990. Il se retire dans sa demeure de Malibu, profitant d’une vie paisible loin des plateaux de tournage. Son héritage cinématographique reste immense, influençant des générations d’acteurs et de réalisateurs.
Charles Bronson s’est éteint le 30 août 2003 à Los Angeles, à l’âge de quatre-vingt-un ans, des suites d’une pneumonie. Après une cérémonie privée en présence de sa famille et de quelques amis proches, il a été inhumé au Brownsville Cemetery, à West Windsor, dans le Vermont, où il repose auprès de son épouse Jill Ireland, dans le calme des collines qu’il affectionnait.