Patrick Dewaere 1947 - 1982

Photo du défunt
Patrick Dewaere ♂️
Né(e) le :
dimanche 26 janvier 1947
Décédé(e) le :
vendredi 16 juillet 1982
Ville nais. :
Saint-Brieuc
Dép. nais. :
Côtes-d'Armor
Pays nais. :
France
Ville décès :
14e arrondissement
Dép. de décès :
Paris
Pays de décès :
France
zodiaque :
verseau
Age :
35 ans, 5 mois, 20 jours
Né(e) il y a :
79 ans, 5 mois, 23 jours
Décédé depuis :
44 ans, 3 jours

Patrick Jean-Marie Henri Dewaere, né Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux, voit le jour le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc. Issu d’une véritable lignée de comédiens, il baigne dès son plus jeune âge dans l'univers du spectacle. Sa mère, Mado Maurin, l'introduit très tôt sur les planches et devant les caméras, faisant de lui l'un des enfants acteurs les plus précoces de sa génération sous le pseudonyme de Patrick Maurin.

Cette enfance passée sous les projecteurs, au sein de la "troupe Maurin", forge sa sensibilité extrême mais installe aussi une fragilité qui ne le quittera jamais. Très vite, il cherche à s'émanciper de cette tutelle familiale et de ce nom qui ne lui appartient pas totalement. C'est en découvrant l'identité de son véritable père biologique, Michel Tétard, qu'il décide de prendre le nom de sa grand-mère maternelle, Dewaere, pour marquer son indépendance.

À la fin des années 1960, il devient l'un des piliers du Café de la Gare. C'est dans ce laboratoire de liberté qu'il rencontre des figures majeures comme Coluche et Miou-Miou. Il y développe un jeu instinctif, organique et d'une modernité absolue. Cette période de bohème créative est essentielle pour comprendre son approche du métier : Patrick Dewaere ne joue pas, il s'immerge totalement dans ses personnages, souvent jusqu'à la brûlure.

L'explosion aux yeux du grand public survient en 1974 avec le film Les Valseuses de Bertrand Blier. Aux côtés de Gérard Depardieu, il incarne une jeunesse révoltée, insolente et un brin paumée. Si Depardieu représente la force brute, Dewaere incarne la faille, le doute et une nervosité électrique. Ce duo devient iconique, mais il installe aussi dans l'esprit du public une rivalité amicale qui poursuivra Patrick tout au long de sa carrière.

Sa filmographie devient ensuite une succession de performances habitées. Que ce soit dans Adieu poulet, Le Juge Fayard dit Le Shérif ou Série noire, il impose un style unique fait de ruptures de ton et d'une sincérité désarmante. Il excelle dans les rôles d'écorchés vifs, de perdants magnifiques ou d'hommes révoltés contre l'injustice. Son talent est immense, mais il reste l'éternel "oublié" des César, nommé plusieurs fois sans jamais recevoir la statuette de son vivant.

L'homme derrière l'acteur est marqué par des tourments personnels profonds et une addiction à la drogue qui complique ses relations avec la presse et le milieu du cinéma. Un incident célèbre, où il frappe un journaliste qui avait trahi sa vie privée, lui vaut un boycott médiatique qui le blesse profondément. Malgré le succès, il semble porter en lui une douleur sourde que les rôles qu'il choisit ne font qu'exacerber.

Le 16 juillet 1982, alors qu'il est en pleine préparation du film Édith et Marcel de Claude Lelouch, Patrick Dewaere met fin à ses jours dans sa maison parisienne à l'âge de 35 ans. Ce geste brutal laisse le cinéma français orphelin de l'un de ses plus grands génies. Sa disparition marque la fin d'une époque et laisse le souvenir d'un acteur dont l'intensité dramatique n'a jamais été égalée.

Patrick Dewaere est inhumé dans le caveau familial de sa mère au cimetière de Saint-Lambert-du-Lattay, en Maine-et-Loire. C'est dans ce petit village de l'Anjou qu'il repose désormais, loin de l'agitation parisienne et du tumulte des plateaux de tournage.

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