Louise Michel est née Clémence Louise Michel le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Cote, en Haute-Marne. Elle est décédée le 9 janvier 1905 à Marseille, des suites d'une pneumonie.
Elle est élevée par ses grands-parents paternels dans un esprit d'instruction, lui permettant de devenir institutrice en 1852. Très tôt, elle développe des convictions républicaines et une aversion pour l'ordre établi. Elle ouvre ensuite plusieurs écoles privées, d'abord en Haute-Marne, puis à Paris à partir de 1856, où elle milite pour un enseignement laïque, égalitaire et mixte, se révoltant contre la différence d'éducation donnée aux filles et aux garçons.
Au fil des années, l'institutrice et femme de lettres se radicalise et s'engage dans les cercles révolutionnaires. Elle devient une figure majeure de la Commune de Paris en 1871. Elle est ambulancière et soldate, combattant notamment dans le 61e bataillon de Montmartre.
Après la défaite de la Commune, elle est arrêtée et se livre elle-même au gouvernement pour sauver sa mère qui avait été prise en otage à sa place. Lors de son procès, elle assume ses actes, déclarant appartenir à la Révolution sociale.
Elle est condamnée à la déportation à vie en Nouvelle-Calédonie, où elle reste jusqu'à l'amnistie générale des Communards en 1880. Durant son exil, elle se rapproche des populations Kanak dont elle apprend la langue et les mythes fondateurs, tout en leur enseignant le français et en les aidant lors de leur propre révolte contre la présence française. C'est durant cette période qu'elle se tourne définitivement vers l'anarchisme.
À son retour à Paris en 1880, elle reçoit un accueil triomphal par une foule considérable de plus de 20 000 personnes. Elle n'a rien perdu de son engagement et reprend immédiatement son activité militante.
Elle parcourt la France, enchaînant les conférences, les meetings et les manifestations pour défendre la cause libertaire et l'égalité. C'est elle qui, la première, arbore le drapeau noir lors d'une manifestation de chômeurs en 1883, popularisant ainsi ce symbole au sein du mouvement anarchiste. Ces actions lui valent de nouvelles arrestations et condamnations, dont une à six ans de prison.
Au-delà du militantisme social, Louise Michel est également une précurseure dans la défense de la cause animale, dénonçant son exploitation en parallèle de celle des êtres humains. Elle est admirée par de nombreuses personnalités, dont Victor Hugo qui lui dédia le poème Viro Major (Plus grande qu'un homme !).
Elle est inhumée au cimetière de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ses obsèques en 1905 donnent lieu à une immense manifestation populaire.